Le lundi 15 juin 2026 vers 17h30, rue d’Aubervilliers, dans le XIXe arrondissement à Paris, un équipage de police contrôle interpellent un jeune homme détenteur d’un « fat bike », semblant d’après les images lui reprocher la détention de sachets.
Soudainement, l’un des agents frappe le jeune homme — menotté dans le dos — d’une claque derrière la tête, puis garde la main aplatie près de son visage de manière intimidante. Les autres policiers autour ne réagissent pas et, au contraire, semblent continuer de mettre la pression au jeune homme. Peu avant, durant la fouille, l’un des agents que l’on présume être le chef d’équipage — les trois autres étant simple gardiens de l’a paix — lui avait porté un coup de pied ou de genou dans les jambes.
ViolencesPolicieres.fr a pu consulter l’intégralité des des deux vidéos, captées par deux employés au second étage de l’immeuble de bureau qui fait face à la scène, d’une durée respective de 3mn47 et 12mn55. La plus longue commence peu après l’interpellation et s’arrête lorsque le jeune homme est placé dans dans le véhicule de police. Sur l’ensemble de la séquence, nous ne décelons chez lui aucun signe de rébellion ou même d’agitation, même lorsqu’il est frappé ou bousculé par les policiers, ni même longuement fouillé par les agents, pour deux d’entre eux sans gants, y compris entre les jambes.
Des violences « d’une banalité confondante » et « absolument disproportionné », juge Éric*, auteur d’une des deux vidéos, qui se dit impressionné par « le nombre de policiers sur quelqu’un qui n’est pas dangereux ni menaçant ». « Le jeune n'a rien dit du début à la fin, l’histoire se déroulait sans lui », détaille Éric.
Sollicitée à l’appui des images, le service communication de la police nationale n’a pas répondu à nos questions. Le parquet de Paris a indiqué avoir transmis les images aux services compétents, sans confirmer si une enquête judiciaire était ouverte. Le cas échéant les agents mis en cause sont présumés innocents.
L'extrait vidéo est publiée flouté et sans piste audio. Filmée depuis l'intérieur du bâtiment, la vidéo ne contient aucun son provenant de l’interpellation mais seulement les commentaires des témoins.






















