






« Le but c’était d’épuiser, de faire mal, les policiers savaient pas ce qu’ils faisaient », témoigne Anna Margueritat. La photojournaliste dénonce avoir été violentée lors de la manifestation du 1er mai 2026 à Paris. Elle prévoit de déposer plainte.
Sur ses images, captées à 15h40 au niveau du numéro 210 boulevard Voltaire, les policiers de 12ème compagnie d'intervention, en grande majorité cagoulés, viennent de couper le cortège en deux et poussent les manifestants à coups de boucliers, suscitant des tensions et, sur la gauche de la ligne, la résistance de plusieurs personnes. Quelques secondes plus tard, la ligne charge à nouveau. En face d'elle, deux policiers cagoulés s'avancent brusquement en sa direction, avant qu'elle ne chute en criant.
Elle affirme avoir été projetée en arrière par l'un d'eux, la faisant tomber et taper la tête contre le sol, où elle aurait reçu un second coup sur le front avant de perdre connaissance. De la suite, elle ne se souvient que des « policiers qui [la] piétinent » puis de la « sensation de compression de la poitrine » causée par une crise d’angoisse.
Son certificat médical établi le lendemain et consulté par ViolencesPolicières.fr fait état de de « cervicalgies » et de douleurs à l'arrière de la tête au dos, ainsi que de de multiples ecchymoses aux coudes et au bras, causées selon elle lorsque lors de son évacuation. Une vidéo montre un pompier, qui la porte seul en courant entouré de la BRAV-L, trébucher et la fait tomber au sol. Ses blessures ont pu également être aggravées par le fait qu'elle ne portait pas son casque, après qu'un policier l'aie peu avant « tiré par le casque en arrière », explique-t-elle.
Avant qu'elle ne monte dans le camion de pompier, le commissaire de la BRAV-M lui aurait indiqué que « d’après les images, ce serait un projectile lancé par un manifestant qui [lui] serait tombé dessus et provoqué le traumatisme crânien », rapporte-t-elle. Un scénario « improbable » et une « volonté de réécrire l’événement » juge-t-elle, « c’est pour ça aussi que je souhaite porter plainte ».
Par ailleurs, presque l'ensemble des agents de l'unité dissimulent leur visage au moyen de cagoule ou cache-cou, hors unités spécialement habilitées (arrêté 1107319A du 7 avril 2011). Deux notes de 2017 émises par la DOPC ainsi que le directeur central des CRS rappellent que « le principe général de l'accomplissement des missions de police demeure le travail à visage découvert » et que le les cagoules anti-feu ne peuvent être utilisée qu'en mode « cache-cou ».
Sollicitée par ViolencesPolicières.fr, la préfecture de police a accusé réception de nos questions mais n'y a pas donné suite.

































