Lors de la manifestations du 1er mai 2026 à Paris, au niveau du 195 boulevard Voltaire, un policier de la 12ème compagnie d'intervention porte un coup de bouclier au niveau de la tête d'un manifestant pour le faire reculer, après une coupure en deux du cortège. Si les images ne permettent pas de se positionner sur la nécessité de la manœuvre dans son ensemble, un coup de bouclier à la tête d'une personne ne portant elle-même pas de coups et sans objectif d'interpellation de ce dernier apparaît disproportionné.
Presque l'ensemble des agents de l'unité dissimulent leur visage au moyen de cagoule ou cache-cou, hors unités spécialement habilitées (arrêté 1107319A du 7 avril 2011). Deux notes de 2017 émises par la DOPC ainsi que le directeur central des CRS rappellent que « le principe général de l'accomplissement des missions de police demeure le travail à visage découvert » et que le les cagoules anti-feu ne peuvent être utilisée qu'en mode « cache-cou ».
Plusieurs agents de l'unité ne sont pas porteurs de leur RIO, malgré la condamnation à deux reprises du ministère de l'Intérieur par le Conseil d'État (les 11 octobre 2023 et 29 avril 2026) à garantir « le port effectif et la lisibilité du numéro d’identification individuel », notamment motivées par la nécessité de pouvoir identifier les forces de l’ordre qui se rendraient coupables de violences policières au cours de manifestations.






















